Citoyenneté
Le projet Nouvel Air souhaite contribuer au (re)développement des consciences citoyennes.
Responsabilité quant à la gestion de l’eau
Aujourd’hui, tourner un robinet suffit pour avoir accès à l’eau. Plus question – bien heureusement - d’aller chercher son eau au puit tous les jours. La responsabilité de l’approvisionnement, de la gestion et de la préservation est déléguée à des sociétés prestataires. Mais ceci à des conséquences. Les usagers n’ont souvent plus conscience de l’origine de l’eau ressources, de sa rareté. Si il est porté attention aux quantités consommées, c’est souvent pour éviter une facture trop salée, plutôt que par responsabilité environnementale. Par ailleurs, un usager écologique, prenant soin de ne pas rejeter de produits polluants, n’est pas mieux reconnu qu’un usager moins attentif : les factures font uniquement état de quantités consommées, et non de « qualité » d’utilisation. On pourrait même caricaturer et dévier le principe du pollueur payeur de son sens premier, en suspectant certains usagers de penser qu’ils peuvent polluer, puisqu’ils payent. Ces descriptions des fonctionnements actuels démontrent à quel point l’eau, patrimoine du vivant, est assimilée à un produit de consommation. On parle alors de « marchandisation de l’eau ». L’usager, même avec de la volonté, n’a plus moyen d’assumer son rôle de citoyen, en se rendant responsable d’une bonne gestion et utilisation des ressources, totalement déléguée à des prestataires.
A noter que la plupart de ces constats peuvent s’appliquer au cas de l’énergie. L’usager actionne un interrupteur et paye une facture. Il n’est bien souvent pas conscient de l’origine de son énergie, des conséquences environnementales de son utilisation et ne peut pas choisir le mode de production de l’énergie consommée. A noter que l’ouverture en cours de systèmes tels Enercoop permettra prochainement une alternative au citoyen.